Marie-Catherine Arrighi
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"Les Littéraires", "Monde Illustré", Dessin/peinture grand format

L’Aiglon – anatomie du fatum

Cycle
Les littéraires

Référence littéraire
"L'Aiglon" d'Edmond Rostand

Technique
Peinture acrylique sur lin

Format
140cm x 42cm

Peinture en lien avec la pièce de théâtre d’Edmond Rostand.

Un résumé subjectif de la pièce

Le drame en 6 actes raconte l’histoire du fils de l’empereur Napoléon Ier ; le jeune homme s’y montre plein d’allant et d’une grande finesse que ce soit d’esprit et de sentiment. Cependant ce dont il est avant-tout question ici, c’est de l’ombre que tout père fait planer sur un fils, un fruit de sa chair. Cette problématique est démultipliée pour qui naît fils d’un empereur, et pas n’importe quel empereur de surcroît. Napéoléon, l’Aigle déchu reste cependant l’Aigle aux grandes ailes déployés sur une mémoire historique commune; le fils, lui, ne pourra qu’être « Aiglon », les ailes inéluctablement repliées, impropre au vol. Tant d’attentes l’encordent. Dans sa solitude, son sang est habité par le poids de l’histoire. Ce sang bat donc, avec la force du tragique, dans chacune de ses veines.

L’Aiglon, réinventé par Edmond Rostand, est tour à tour force et fragilité :  le sang corse de son père lui procure fougue et passion, tandis que celui de sa mère,  d’un bleu exsangue, est pétri d’incertitude à l’image de cette noblesse qui ne sait plus manier l’épée sur les champs de bataille. Dans cette désunion des sangs se joue le déséquilibre qui empêchera l’envol d’un nouvel aigle. A chaque battement de cœur, l’étau d’un destin, qu’on lui sait funeste, se resserre.

Cette peinture que je vous donne à voir est tirée de la vision qui me taraudait peu de temps après avoir lu la pièce d’Edmond Rostand.

Le diptyque peint, je fis alors une étrange découverte : Sarah Bernhardt, actrice pour laquelle Edmond Rostand créa cette pèce et ce rôle de l’Aiglon en 1900, joua là, l’un de ses tous derniers rôles ; et pour cause, sous le bel uniforme qu’elle revêtait chaque soir se cachait désormais une jambe de bois, sur laquelle elle peinait à tenir.

L’Aiglon – anatomie du fatum (2018)

Cycle
Les littéraires

Référence littéraire
« L’Aiglon » pièce de théâtre d’Edmond Rostand

Technique
Peinture acrylique sur lin

Format
2 x 66 cm x 42 cm ou 140cmx42cm

( Toile lin tendue sur châssis )

l-aiglon-tableau-diptyque-marie-catherine-arrighi-série-anatomie pour le-rouge-et-le-noir--extrait--livre-aiglon-edmond-rostand
L’Aiglon – anatomie du fatum (diptyque)
l'aiglon-anatomie du fatum écorchées-anatomie pied et jambe- corde noeud shibari le-rouge-dans-le-noir-art peinture acrylique dessin-par Marie-Catherine Arrighi
panneau gauche
l'aiglon-panneau-droit-corde peinture-acrylique-le-rouge-dans-le-noir-art-by-Marie-Catherine Arrighi
panneau droit
l'aiglon-anatomie du fatum détail-anatomie pied jambes-écorchées-corde shibari le-rouge-dans-le-noir-art peinture acrylique dessin-par Marie-Catherine Arrighi
détail
l'aiglon-anatomie du fatum détail-jambes-écorchées-le-rouge-dans-le-noir-art peinture acrylique dessin-par Marie-Catherine Arrighi
détail

l-aiglon-tableau-diptyque-marie-catherine-arrighi-série-le-rouge-et-le-noir--extrait--livre-aiglon-edmond-rostand
LAiglon
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